La rentrée est encore là et hante sans doute vos jours et vos nuits. Mon Agence Automobile vous offre une petite pause avec les news croustillantes de la rentrée auto. Entre les nouveautés, les innovations et les idées parfois un peu étonnantes des constructeurs, il y a toujours quelque chose à découvrir. Si BMW n'est pas le dernier en matière d'innovation, son dernier développement technologique pourrait bien vous surprendre. C'est ensuite une étude scientifique qui découvre un peu l'eau froide, mais qui met aussi les points sur les i. Et pour finir, avez-vous déjà entendu parler d'un concept nouveau, surprenant et un rien décalé : les utilitaires de sport ? Trois infos, trois ambiances et, on l'espère, quelques minutes de répit avant de replonger dans la course de la rentrée.
BMW : la technologie contre le « dooring »
Si vous ne connaissez pas le dooring, la situation va forcément vous parler : vous êtes stationné à une place coté rue. Vous regardez rapidement dans votre rétroviseur, puis vous tirez la poignée. Le geste est devenu tellement machinal qu'on oublie parfois qu'un cycliste ou un deux-roues peut arriver juste derrière. La prévention a beau faire l'apologie de l'ouverture à la hollandaise, force est de constater que ce geste de sécurité n'entre pas dans les mœurs. Une fois de plus, la technologie embarquée vient à notre rescousse. BMW ajoute une fonction assez surprenante à son système d'alerte au moment de la sortie du véhicule : la voiture peut retarder l'ouverture de la portière si elle détecte un danger.

En effet, des radars placés sur les côtés surveillent la circulation autour du véhicule arrêté. Si une voiture, un vélo ou un autre usager approche et qu'une collision est jugée probable, le verrouillage électronique maintient momentanément la porte fermée. Une fois que le danger est passé, le système débloque la porte et vous pouvez sortir en toute quiétude. La technologie ne doit pas remplacer votre vigilance, mais elle intervient précisément dans une situation où quelques secondes d'inattention peuvent suffire à provoquer un accident parfois grave. La BMW iX3 de la Neue Klasse sera la pionnière, mais le constructeur va la déployer sur d'autres modèles. Est-ce que BMW va lancer un nouveau standard ou cette technologie finira-t-elle dans un musée de l’automobile ?

Le plaisir de conduire vu par la science
Le plaisir de conduire est souvent associé à la vitesse, à la puissance et à la nature de ce que l'on conduit. En d'autres termes, l'automobiliste est censé être plus heureux au volant d'une Ferrari qu'au volant d'une citadine lambda. Une étude scientifique anglaise a cherché à confirmer ou infirmer cette idée. Les participants ont été équipés de capteurs permettant notamment de suivre leur activité cérébrale, leur rythme cardiaque et leurs mouvements oculaires. Ils ont ensuite pris part à différents exercices, au volant ou comme passagers à bord de véhicules diamétralement différents : du karting au Land Rover Defender en passant par une McLaren Artura GT4, les résultats tendent vers une réalité plus nuancée.

Trois facteurs sont ressortis de cette étude : une forte stimulation physique et mentale, une concentration importante sur la conduite et un équilibre entre excitation et peur. C'est la conjugaison de ces trois facteurs qui génère, ou pas, du plaisir. La McLaren Artura GT4 et son accélération de 0 à 100 en 3 secondes peut être effrayante tandis qu'un tour de kart ou une conduite tout-terrain à seulement 8 km/h a pu procurer plus de plaisir à certains participants. On peut aussi noter que la place de passager peut être source d'un grand stress notamment dans une voiture puissante. Une voiture amusante n'est pas nécessairement celle qui possède le moteur le plus puissant.

Le poids, les sensations et la manière dont le conducteur peut réellement interagir avec la voiture comptent tout autant. Le sentiment de maîtrise reste donc un facteur majeur dans la sensation de plaisir au volant. C’est peut-être le point faible de l'étude : un habitué des voitures de sport prendra peut-être plus de plaisir avec une voiture puissante.
L'étude est une commande de Castrol, spécialiste de l'huile moteur. Elle repose sur des données objectives, mais on peut voir deux biais : la définition du plaisir et son interprétation au travers de données scientifiques. Finalement, cette étude ne serait-elle pas plus intéressante pour ce qu'elle révèle sur le besoin de maîtrise du conducteur ?
Pourquoi les utilitaires veulent-ils devenir sportifs ?
Si la tendance est toujours un motif de surprise quand ce n'est pas de la consternation, le concept d'utilitaire sportif nous a cueilli. Bien sûr, les plus anciens d'entre nous se souviennent du mythologique fourgon de l'Agence Tous risques et ses bandes rouges en diagonale, mais nous ne pensions pas qu'il ferait école dans les années 2000. Mercedes vient d'annoncer la commercialisation d'un Vito pour le moins spécial : le Vito Sport-X transforme ce fourgon en utilitaire à vocation sportive. Jantes de 19 pouces, éléments de carrosserie exclusifs, bandes noires, becquet et logos Sport-X. Si l'allure est associée à un équipement dédié, comme des sièges en simili-cuir et suédine chauffants ou un volant inspiré GT, n'attendez pas un V6 AMG pour vous rendre sur un chantier. C’est un bon vieux diesel de 190 ch, boite auto 9 rapports pour une « performance » de 0 à 100 km/h en 10 secondes.

Mercedes n'innove pas, mais rejoint une niche où Ford propose déjà des versions Sport de son Transit et de son Transit Custom, tandis que Volkswagen a également joué cette carte avec certaines déclinaisons du Transporter. Cette tendance semble pour le moins étonnante tant la praticité est l'argument principal de ce segment. Pourtant, les professionnels passent une grande partie de leur temps au volant de leur utilitaire et, comme tout le monde, ils peuvent avoir l'envie d'avoir un peu de style ou au moins de sortir du rang. Un utilitaire qui se voit, c'est aussi une façon de mettre en avant son entreprise et sa marque.
